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Je collige la généalogie de la famille Ritchot. La généalogie est ma passion. En visitant ce blogue, vous découvrirez que si c'est une science, ce n'est pas sorcier !
Toute information sur la famille Ritchot, ses variantes et les familles alliées sont les bienvenues !
I am a Ritchot family researcher. I want to share my passion for genealogy. It may be a science, but it can be fun !
All informations on Ritchot and related families are welcome !

mercredi 27 décembre 2006



The presence of the Nason family in New England can be traced to the colonization of Maine. The ancestor, Richard I Nason, grandson of Ananias and Ursula Nason, and son of John Nason and Elizabeth Rodgers, was baptised September 5, 1606 at Holy Trinity church, Stratford Upon Avon (Warwickshire), England. He migrated to the New World circa 1627 and became one of the founders of South Berwick ME. According to Mr. John F. Ritchotte, from Washington D.C., who did some research, Richard Nason Sr. was a Quaker who migrated to benefit from the freedom of religion prevailing in New England. Notwitstanding the fact Quakers were practicing non-violence, they had the right to bear arms, considering the constant threat the colony was under, coming from both the Indians and the neighboring colony of New France. They were therefore known as Militant Quakers.

Richard Nason I first settled in Dover NH before being granted 200 acres of land at Pipe Stave Landing, near Kittery ME. He married Sarah Baker in 1640. Seven sons and one daughter were born from that marriage, ensuring a longlasting descendance. After becoming a widow, he remarried in 1663, to Abigail Follet herself the widow of Nicholas Follet. No children were born from that marriage. Richard Nason I exercized several funcions in his community : surveyor, judge, juror and delegate to the General Court. The date of his death is not known, but his will was written July 14, 1694 and sent for probate records December 22, 1696.

Richard Nason II, born circa 1649 in Kittery ME, was married c. 1680 in Hampton NH to Shuah Coldrod, born June 12 1662, the daughter of Edward Coldord and Anne Warde. The Colcords, who came from Hampshire (England), arrived from Portsmouth on board of the ship Mary & John in 1630. The Ritchot family can therefore claim a long ancestry in North America.

Richard Nason II and Shuah Colcord settled in Sturgeon Creek (now Eliot, county York) ME, a small village located on the road 236, north of Kittery. They had a girl (name unknown) and a son : Richard Jr. aka Jacques, born c. 1682, who became the common ancestor of all the Ritchots.

Here is an abstract for Emma Lewis Coleman's book New England Captives Carried to Canada (Portland ME : Southworth Press, 1925, p. 381) describing our ancestor's abduction to Canada :

NASON, Richard, son of Richard, Jr., and Shuah…, b. 1667 is what is now South Berwick. In October, 1675, after the second attack on Tozier’s house (printed Portland Herald) the Indians went southward to Sturgeon Creek where says tradition Richard Nason, Jr., was killed in his own doorway and his son Richard, third of the name, was carried to Canada. This is a very Early date for a Canadian captivity. The boy, only seven years Old, may have been kept n the Maine woods and taken later to Canada, or the date of the capture may be wrong. His name is Among « thos Remaining » in 1695, which implies the later captivity. In 1710 « Richard Naasson of New England living in sainct francois Married to a french woman and having children » is naturalized. The Nason Genealogy says he lived to an advanced age and was much esteemed for his virtues; that he was sold by the Indians to a Frenchman who lived near Montreal, whose daughter he married.

The discrepancies contained in the above account can be explained by the fact Ms. Coleman may have used historical recounts on Kittery that contained errors in the chronology of events. Richard Nason II may have been killed in an earlier attack on Sturgeon Creek. After the death of her husband, Shuah Coldord remarried to John Douglas, Sept. 16, 1687 at Kittery. The attack on the Tozier House happened on March 18, 1690. On March 27, a party of 60 Indians and French militiamen raided Sturgeon Creek, abducting about twenty captives, including Richard Nason Jr. The captives were brought to the Abenaki mission of St-Francois-du-Lac (now Odanak, county Yamaska, Quebec) where our ancestor spent some time before being taken in the Crevier family.

Even though many agreements for the return of the captives to New England was negociated, many of them refused to go back and chose to remain in New France. This was the case for many children who grew up in French families and would not be able to reajust to their former life in New England. In an article from the New England Historical & Genealogical Register (Vol. 24 (1878), p. 290) titled Instruction to Matthew Cary About Bringing Prisoners From Canada, the name of Richard Nason appears on position 41.

Richard Nason III was not the only member of his family to go through the same experience. His cousin, Sarah Nason, daughter of Benjamin Nason and Martha Kenney, was abducted in 1694, at the age of six. Detained by Ennemy Indians, she was ransomed for the sum of 5 Pounds 6 Shillings and 6 Pence, and a compensation was demanded for being wounded on one hand. She eventually was returned to her family and married Willima Divers in Portsmouth in 1725.
[to be continued]

lundi 11 décembre 2006

Le déracinement

(suite de : Un peu d'histoire)
Le déracinement

La présence de la famille Nason en Nouvelle-Angleterre remonte au début de la colonisation du Maine. L'ancêtre : Richard I, petit-fils d'Ananias et Ursula Nason, et fils de John et Elisabeth Rodgers, fut baptisé le 5 septembre 1606 à Stratford-Upon-Avon (Warwickshire), Angleterre. Il immigra vers le nouveau monde vers 1627 et fut un des fondateurs de South Berwick. D'après des recherches faites par M. Johh F. Ritchotte, de Washington D.C., Richard Nason serait un Quaker qui aurait gagné la Nouvelle-Angleterre afin d'y profiter de la relative liberté religieuse dont jouissait sa communauté. Bien que les Quakers prônaient la non-violence et refusaient de porter les armes, ils pouvaient déroger à cette pratique en Amérique du Nord compte tenu des conditions de vie très précaires et des attaques dont leurs établissements faisaient l'objet par les Amérindiens et de la colonie de la Nouvelle-France toute proche. Les Nason étaient donc des Militant Quakers selon l'appellation de l'époque.

Richard Nason I s'installe d'abord à Dover (New Hampshire), avant de se voir concéder 200 acres de terre à Pipe Stave Landing, près de Kittery. Il épouse Sarah Baker en 1640 à Kittery. De cette union naîtront sept garçons et une fille, s'assurant ainsi une descendance qui est toujours présente dans cet état. Devenu veuf, il épouse vers 1663 Abigail Follet, veuve de Nicholas Follet. Ce seconde union demeurera sans postérité. Richard Nason I occupa plusieurs fonctions dans sa communauté : arpenteur, juré et délégué à la General Court. On ne connait pas la date exacte de son décès, mais son testament, rédigé le 14 juillet 1695, est insinué le 22 décembre 1696.

Richard Nason II, né vers 1649, épouse vers 1680/82 à Hampton (New Hampshire) Shuah Colcord, née le 12 juin 1662, fille d'Edward et d'Anne Warde. Les Coldord figurent parmi les fondateurs de Hampton, communauté située sur la rive gauche de la rivière Salmon Falls, en face de Kittery. Edward Colcord, originaire du comté de Hampshire (Angleterre), arrive à Portsmouth à bord du Mary & John en 1630. Les Ritchot peuvent donc s'enorgueillir d'un profond enracinement en Amérique du Nord.

Richard Nason II et Shuah Colcord étaient établis à Sturgeon Creek (aujourd'hui Eliot, comté York, Maine), un village situé sur la route 236, au nord de Kittery. Il auraient eut une fille (nom inconnu) et un fils : Richard alias Jacques, né vers 1682, ancêtre commun de tous les Ritchot.

Voici comment Emma Lewis Coleman décrit le périple de notre ancêtre dans son ouvrage New England Captives Carried to Canada (Portland ME : Southworth Press, 1925, p. 182-184.) :

En octobre 1675, après la seconde attaque sur la maison de [Richard] Tozier, les indiens prennent la direction au sud de Sturgeon Creek où la tradition veut que Richard Nason Jr. ait été tué sur le pas de sa porte et son fils Richard, troisième du nom, ammené au Canada. Cela représente une date très ancienne pour un captif. Le garçon, âgé de seulement sept ans, fut gardé quelques temps dans les forêts du Maine puis amené ultérieurement au Canada, à moins que la date de la capture soit erronée. Son nom figure parmi les non rapatriés en 1695, suggérant ainsi une capture plus récente. En 1710, Richard Naasson de Nouvelle-Angleterre vivant à sainct françois Marié à une femme française et ayant des enfants est naturalisé. La généalogie Nason raconte qu'il vécu jusqu'à un âge avancé et que ses qualités furent très estimées ; qu'il fut vendu par les Indiens à un Français vivant près de Montréal, dont il aurait marié la fille.

[traduction par l'auteure de l'article]

Les anachronismes dans le récit de Mme Coleman sont dûs en grande partie au fait qu’elle ait peut-être consulté des ouvrages historiques sur Kittery, dont plusieurs contiennent des erreurs quant à la chronologie des événements. Richard Nason II aurait été tué lors d’une attaque antérieure à celle de Salmon Falls. Après la mort de son mari Shuah Cordord épousa John Douglas, le 16 septembre 1687 à Kittery. L’attaque de la maison Tozier a eu lieu le 18 mars 1690. Le 27 mars 1690, un groupe de 60 personnes, français et indiens, fondent sur Salmon Falls et amènent avec eux une vingtaine de captifs. Il a du passé quelques temps avec les Abénakis avant d'être racheté par des Français et pris en charge par la famille Crevier de St-François-du-Lac. Bien que des protocoles de retour de captifs aient été mis en place, certains restèrent en Nouvelle-France. Ce fut le cas de beaucoup d'enfants qui, ayant grandi dans des familles françaises et s'étant de fait acclimatés n'auraient pu subir un second déracinement sans traumatisme. Dans un article du New England Historical & Genealogical Register (Volume 24 (1878), p. 290) intitulé Instruction to Matthew Cary About Bringing Prisoners From Canada, qui liste des captifs encore aux mains des Français en 1695, le nom de Richard Nason apparaît en 41ème place.

Richard Nason III ne fut pas le seul membre de sa famille à être enlevé. Une cousine, Sarah, fille de ses oncle et tante Benjamin Nason et Martha Kenney, fut prise en 1694, à l'âge de six ans. Détenue par des Indiens ennemis, elle fut rendue à ses parents vers 1699, moyennant le paiement d'une rançon de 5 livres, 6 shillings et six pences et une compensation financière pour une blessure à la main. Elle a épousé William Divers à Portsmouth en 1725.

[à suivre]

mardi 5 décembre 2006

A bit of history : Origins of the Ritchot family

(originally published in Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, Vol. 52, no. 1, issue 227, Spring 2001, pp 61 - 66).

The rather obscur origins of our family was an early source of curiosity for me. The name sounding vaguely germanic and the fact it was uncommon made us somehow genuinely proud. There were many oral tradition about our roots : either our ancestor was the sole survivor or an unknown battle, or he was an immigrant from the french province of Alsace. The latter stems from a book titled : Les Canadiens-français : Origine des familles immigrés de France (N.E. Dionne, Québec : Laflamme & Proulx, 1914, p. 522). The author suggests the name Ritchot came from the alsacian "commune" of Rechotte (Territoire de Belfort). Somebody came to his/her own conclusion... Another legend was our ancestor was sent to the penitentiary colony of Guyanne before coming to New France. This stems from another book : Histoire de Saint-François-du-Lac (Thomas M. Charland, O.P., Ottawa : Collège dominicain, 1942, p. 99.). The author simply misread a word in the baptism record of our ancestor as : gyane. However, a good reading of the baptism record would have solve the mystery :

Church register of St-François-du-Lac (countyYamaska) :

Baptism of
9 years old

the year 1691, the 6 of January, I undersigned louis andré, from the
Jesuit compagny, acting as parish priest for the french
and the savagages (indians) baptised with the church ceremonies in the
chapel of the sieur Crevier, seigneur of the said place Jacques ritchot son of ritchot [naxonx - written between the lines] and of Suzanne
calquet. The godfather was Jean Baptiste
René Crevier dit Menoche and the godmother was
Marguerite Crevier who could not sign
Louis André from the Jesuit compagny

On September 23, again at St-François-du-Lac, his marriage is celebrated :

I Jacques Rigot from the Jesuit compagny acting as priest in the parish after the publication of three bans without any empediments have married Richot, english, baptised in his childhood with the French and Isabelle Dubois daughter of deceased René Dubois and Anne Dumont. Witnesses were Mr. Crevier charles dubois and many others.

The marriage private contract, signed the same day, and kept by Daniel Normand, notary, (January 5, 1704) gives the same informations :

Before Daniel Normandin Royal notary […]
At this present Jacques Ridechot of english
nation, presently of St Francois son of (crossed out word) Ridejot , and Martha
(ommited words) his father and mother on one part […]

As we see, the given name of Jacques Ritchot's father became his family name.

An article published in the periodical The Genealogist (Manchester NH : American French Canadian Genealogical Society, Vol. 17, no. 2, # 48, Spring 1991,. pp : 87-89) finally left the veil on our origins. Written by Dr. Roger H. Lawrence and titled Nason dit Ritchot, it relates how our ancestor Jacques Ritchot, son of Richard Nason and Shuah Colcord, was abducted during an attack lead by French militiamen and Abenaki indians on the small New England community of Sturgeon Creek (Maine), and was brought to New France along with 53 captives.

[to be continued]

Un peu d'histoire : Origines de la famille Ritchot

(Paru dans les Mémoires de la Société généalogique canadienne-française, Vol. 52, no. 1, cahier 227, printemps 2001, pp 61 - 66).

Les origines obscures de notre famille m'ont toujours intriguée. La consonance vaguement germanique du nom Ritchot et le fait qu'il était peu commun a fait que nous avons toujours porté notre nom avec une nuance de fierté, du moins dans notre famille. La tradition orale voulait que notre ancêtre fut : ou bien un survivant d'une quelconque bataille, ou un migrant alsacien. Cette dernière légende trouverait sa source dans l'ouvrage : de N.E Dionne, Les Canadiens-français : Origine des familles immigrées de France (Québec : Laflamme & Proulx, 1914, p. 522) où l'on lit que le nom Ritchot vient de la commune de Rechotte (Territoire de Belfort). Quelqu’un aura tiré ses propres conclusions. Une autre légende voulait qu'il soit passé par la colonie pénitentiaire de Guyane, comme forçat, avant de s'établir en Nouvelle-France. Ceci trouve peut-être sa source dans un passage de l'Histoire de Saint-François-du-Lac de Thomas M. Charland, O.P. (Ottawa : Collège dominicain, 1942, p. 99.). Relevant l'acte de baptême de Jacques Ritchot, l'auteur interprète un mot rajouté au dessus du nom du père comme étant : de gyane. Pourtant, une simple lecture des actes de baptême et de mariage de l'ancêtre aurait pu nous mettre la puce à l'oreille.

registre des B.M.S. de St-François-du-Lac (comté de Yamaska)

Bapteme de
9 ans

Lan 1691, le 6 de janvier, je soussigné louis andré, de la
compagnie de Jésus faisant les fonctions curiales pour les francs
et les sauvages ay baptisé avec les ceremonies de leglise dans la
chapelle du sieur Crevier seigneur du lieu Jacques ritchot fils de ritchot [naxonx- mot rajouté entre les lignes de l’acte] et de Suzanne calquet. Le parrain a esté Jean-Baptiste
René Crevier dit Menoche et la marraine a esté
Marguerite Crevier qui ne savent pas signer
Louis André dela compagnie de Jesus

Le 23 septembre 1703 toujours à St-François-du-Lac, on célèbre son mariage :

Je Jacques Rigot dela Compagnie de Jesus faisant les fonctions de cure en la paroisse
après la publication des trois bans sans empeschements ai marié
Richot, anglais, baptisé dès son enfance parmi les français avec Isabelle Dubois fille de
défunct René Dubois et Anne Dumont. Les temoins ont esté Mr. Crevier
charle dubois et plusieurs autres.

Comme on le voit, le prénom du père de Jacques est devenu son nom de famille.

La lecture d’un article de la revue The Genealogist (Manchester NH : American French Canadian Genealogical Society, Vol. 17, no. 2, # 48, Spring 1991, pp : 87-89) intitulé Nason dit Ritchot, écrit par le Dr. Roger W. Lawrence, m'éclairait enfin sur toute la tradition orale familiale. L’article du Dr. Lawrence lève le voile sur l’origine de Jacques Ritchot, fils de Richard Nason et de Shuah Colcord, enlevé lors d'une attaque menée par des Français et des Abénakis sur Sturgeon Creek (Maine), fut amené avec 53 autres captifs vers la Nouvelle-France.

[à suivre...]