Bienvenue - Welcome

Je collige la généalogie de la famille Ritchot. La généalogie est ma passion. En visitant ce blogue, vous découvrirez que si c'est une science, ce n'est pas sorcier !
Toute information sur la famille Ritchot, ses variantes et les familles alliées sont les bienvenues !
I am a Ritchot family researcher. I want to share my passion for genealogy. It may be a science, but it can be fun !
All informations on Ritchot and related families are welcome !

jeudi 6 novembre 2014

Livre Les Troupes allemandes : mise à jour

Je reçois régulièrement des demandes pour mon ouvrage Les troupes allemandes et leur établissement au Canada 1776 - 1783, paru en 2011. 

Mon livre a connu un succès inespéré. Jusqu'à tout récemment, les personnes désireuses de se le procurer pouvaient s'adresser à moi. Par contre, la présente édition étant épuisée, je ne suis plus en mesure d'honorer de commandes. 

Mon éditeur n'a pas l'intention de le rééditer. Cependant, il est possible qu'un autre éditeur prenne la relève. Donc, c'est à suivre !

vendredi 25 novembre 2011

Les troupes allemandes au Canada (1776 - 1783) : enfin publié !!!


Le lancement a eu lieu le 13 novembre dernier dans le cadre du colloque Les mouvements migratoires au Québec, tenu à Montréal par la SGCF. Plusieurs personnes (une cinquantaine !) se sont précipitées sur les premiers exemplaires. L'ouvrage a connu aussi un franc succès au Salon du livre de Montréal, car le kiosque de la SGCF s'est vite trouvé en rupture de stock !
Fruit de 10 ans de travail, Les troupes allemandes et leur établissement au Canada (1776 - 1783) est l'adaptation en français du livre de Madame Virginia Easley DeMarce : The Settlement of Former German Auxiliary Troops in Canada after the American Revolution.
Publié par l'Institut généalogique Drouin, Les troupes allemandes et leur établissement au Canada (1776 - 1783) recense les soldats des troupes auxiliaires allemandes qui se sont établis au Canada après la Guerre de l’Indépendance américaine. L'ouvrage comporte la liste des soldats avec une courte notice biographique pour chacun d'eux, un commentaire général et plusieurs index.
On peut se procurer ce livre en communiquant avec moi par courriel. Il est aussi disponible à la Société généalogique canadienne-française

Entre 1776 et 1783, près de 30 000 soldats des troupes auxiliaires allemandes ont été déployés en Amérique du Nord, afin de combattre les révolutionnaires américains. À la fin des hostilités, entre 1 200 et 1 400 soldats démobilisés sont demeurés au Canada, dont une majorité au Québec, où ils se sont intégrés à la population en épousant les filles du pays, principalement des Canadiennes-françaises. Un grand nombre de Québécois descendent de ces soldats, et la société canadienne-française a bénéficié de l'apport de cette immigration militaire, notamment dans les domaines de la médecine et de l'agriculture.
J'espère que cette publication relancera l'intérêt des Québécoises et des Québécois pour cet épisode méconnu de notre histoire nationale.

dimanche 15 mai 2011

Ruth Ellen Brosseau, la néo-députée néo-démocrate de Berthier-Maskinongé


Il y a longtemps que je n'ai pas donné signe de vie sur ce blogue, mais je ne suis pas restée inactive pour autant !

L'actualité politique québécoise et canadienne nous a réservé une surprise de taille le 2 mai dernier. En effet, une vague a balayé le Québec, où 59 circonscriptions fédérales détenues par les Libéraux, les Conservateurs et surtout bloquistes sont passées au Nouveau Parti Démocratique, d'allégeance centre-gauche. La plupart des nouveaux élu(e)s étaient de parfaits inconnu(e)s et certain(e)s n'ont même pas fait campagne !

La plus célèbres des ces illustres inconnu(e)s est certainement Ruth Ellen Brosseau, une Québécoise anglophone, née à Montréal, qui a grandi à Hudson avant que sa famille déménage à Kingston (Ontario), où elle a fréquenté l'école d'immersion française. La « député fantôme » était en passe de devenir un mythe, puis son père a donné une courte entrevue sur les ondes de la chaîne de nouvelles en continu RDI :

Mme Brosseau n'a donné signe de vie que plusieurs jours après son élection et a finalement visité sa circonscription le 11 mai.


Ce qui surtout retenu l'attention des médias, c'est que électeurs de Berthier-Maskinongé, une circonscription rurale et francophone, aient voté pour une anglophone qui n'a jamais mis les pieds dans leur circonscription. Voulant tirer les choses au clair quant aux origines de Ruth Ellen Brosseau, je me suis mise en mode quête généalogique, et j'ai déniché la nécrologie de son grand-père paternel,

puis on m'a fourni celle de sa grand-mère.

Grâce à ces deux documents, j'ai pu compléter la lignée ancestrale de la nouvelle élue.





BROSSEAU, Marc
BROUILLETTE, Michelle (Claude & Ruth Witty)
m. 20 février 1982, St-Bruno (Mount Bruno United Church)

BROSSEAU, Arnold
FILTEAU, Pauline (Louis & Béatrice Gratton)
m. 25 juin 1949 Mtl (St-Pierre-Claver)

BROSSEAU, Aimé
BEAUVAIS, Yvonne (Arthur & Mélina Paradis)
m. 22 août 1916, St-Lambert

BROSSEAU, Alexandre
GIROUX, Théolymphe (Pierre & Cécile Hébert)
m. 12 février 1877, Paincourt (I.C.) Ont.

BROSSEAU, Julien
MARTIN, Clothilde (Hippolyte & Marie-Anne Dubuc)
m. 11 février 1839, St-Philippe-Laprairie

BROSSEAU, Jérémie
DUPUIS, M-Claire (Paul & Elisabeth Hébert)
m. 15 octobre 1804, St-Philippe-Laprairie

BROSSEAU, Louis
FRICHET, Louise (Étienne & Marie-Anne Guillot)
m. 15 juin 1769, Chambly Canton

BROSSEAU, François
LEBER, M-Josephe (François & Marie-Anne Magnan)
m. 17 octobre 1729, Laprairie

BROSSEAU, Pierre
BOURBON, Barbe (Jean & Marie-Anne Benoit)
m. 9 juin 1698, Laprairie

BROSSEAU, Denis
HUBERT, M-Madeleine (Guillaume & Marguerite Meusnier)
m. ct 15 octobre 1670, Ameau (Trois-Rivières)

L'ancêtre était meunier, fils de Jean Brosseau et Perrine Gobin, natif de la paroisse de St-Sébastien-d'Aignes, commune aujourd'hui rattachée à Nantes (Loire-Altlantique) en Bretagne.
Son épouse est une fille du Roi, native de la paroisse de Notre-Dame de Mantes-sur-Seine (Yvelines).
Comme on le voit, les origines de la nouvelle députée sont toutes françaises, mis à part celles de sa mère.

mardi 5 octobre 2010

Livre sur les troupes allemandes (1776-1783) : publication abandonnée !


Voilà près de 10 ans, j'entreprenais la traduction en français du livre de Madame Virginia Easley DeMarce : The Settlement of Former German Auxiliary Troops in Canada after the American Revolution. J'avais signé une entente de publication avec un éditeur réputé, spécialisé en ouvrages à caractère historique. Or, il y a quelques jours, le directeur de la maison d'édition m'apprend, par voie de courriel, que la publication est abandonnée.


Il est malheureux de constater que les centaines d'heures que j'ai consacrées à la recherche et la vérification des données de Mme DeMarce doivent rester lettres mortes. Ce sont là les aléas de la vie d'une auteure en généalogie.


La déception que je ressens est vive, certes, mais pas autant que celle des dizaines de personnes qui attendaient impatiamment la publication de mon livre ! Cela, l'éditeur n'a pas jugé bon d'en tenir compte.


Comme un chat, je compte retomber sur mes pattes et trouver une façon de mettre mon travail à la disposition du public.


C'est à suivre !

jeudi 1 avril 2010

Question d'identité

L'ethnoloque québécois Jacques Rousseau, dans son ouvrage L'hérédité et l'homme (Édition de l'Arbre, 1945), écrivait :

« La parenté biologique vient d'abord du stock héréditaire transmis à la naissance par les chromosomes. L'homme en possède 48 [en fait, il s'agit plutôt de 46 chromosomes] et chacun des ses parents en a contribué la moitié. Or, au niveau de la septième génération, chaque personne compte 64 ancêtres. C'est donc que 18 d'entre eux n'ont transmis, à un descendant donné, aucun chromosome, et partant aucun bagage héréditaire. » [...] « seulement 48 de la part des 128 ancêtres de la huitième génération, seulement 48 des 256 de la neuvième, et ça remonte comme cela. »

Si on construit sur ces bases, on peut dire que nous héritons en fait que des 5 ou six générations qui nous précèdent.
Dans mon ascendance sur 12 générations, je compte 1 476 couples, soit 2 933 ancêtres, dont la majorité sont d'origine française. Parmi mes ancêtres, je trouve : 5 d'origine allemande, 17 d'origine anglo-américaine (dont un a été naturalisé français), trois Suisses, une vingtaine d'Acadiens et 3 Amérindiennes (Algonquine, Nipissirienne, Mikmag).

J'ai comme ancêtres des soldats, des sages-femmes, des voyageurs, des cultivateurs, des marchands, des artisans et peut-être aussi quelques membres de la petite noblesse.

Pourquoi devrais-je porter mon attention sur un ancêtre en particulier et négliger l'apport de tous les autres ? Pourquoi devrais-je privilégier un ancêtre en particulier pour bâtir mon identité, sur la simple base de son origine ethnique ?
Ne devrions-nous pas nous pencher sur l'histoire de TOUS nos ancêtres ?

Qu'est-ce qui justifierait par exemple, que je revendique l'identité états-unienne sous prétexte que l'ancêtre dont je porte le nom est le fils de colons anglo-américains (au 12ème degré dans mon ascendance) ?

Serait-il justifié que je revendique l'identité allemande sous prétexte que je descend au 8ème degré de deux soldats des troupes auxiliaires allemandes venus au Canada pendant la guerre de l'Indépendance américaine ?

Devrais-je me définir comme Acadienne sur la simple base que j'ai plusieurs ancêtres qui ont été chassés de l'Acadie lors du
Grand Dérangement ?

Devrais-je me définir comme Autochtone sur la simple base que je descend de l'Algonquine Marie Mitéouamégoukoué ? Il n'y a aucune tradition orale dans ma famille concernant une quelconque ascendance « autochtone ». Pourtant, elle s'y trouve bel et bien, et je possède tous les documents pour le prouver.

Le même affirmation peut se faire pour notre ascendance allemande, anglo-américaine, acadienne, etc.

Beaucoup de gens abordent la recherche généalogique dans l'espoir de confirmer une tradition orale les reliant aux nations amérindiennes ou à une quelconque ascendance noble. Et certaines de ces personnes crient à la « théorie du complot » lorsqu'elles ne voient pas dans
les documents ce qu'elles désirent y trouver. Quand je lis un acte, je ne me dis pas immédiatement que le curé ou le célébrant me cache la vérité parce que cet acte ne me dit pas ce que je veux entendre. La recherche ne fonctionne pas sur ces prémisses.

Je pense que nous sommes la somme des ancêtres qui nous ont précédés. N'est-ce pas faire preuve de négationnisme que de négliger la somme de nos ancêtres pour ne se définir que par un ou une seule d'entre eux, sur la seule base de son origine ethnique ?

dimanche 7 février 2010

Avril Lavigne : origines québécoise et françaises

Un visiteur de mon blog, répondant au sobriquet de Trappeur des Neiges, conteste mes conclusions sur les origines de la chanteuse canadienne Avril Lavigne.

http://gen-familleritchot.blogspot.com/2009/11/ascendance-de-la-chanteuse-canadienne.html

Se fiant sur ses déclarations faites à l'émission « La méthode Cauet » :

http://www.wat.tv/video/avril-lavigne-chez-cauet-ab8w_90fe_.html

concernant l'immigration récente de sa famille au Canada, il n'accorde aucun « crédit » à la généalogie qui relie l'artiste à Urbain dit Tessier.

Les preuves accumulées sur Avril Lavigne plaidaient toutes en faveur de son lien ancestral avec Urbain dit Lavigne. Grâce aux efforts de Gilles Lavigne, qui a établi des contacts avec la famille de la chanteuse, ce lien est confirmé. Ils ont aussi confirmé que le père est né en France (dans le département de la Moselle). Le blogue de Gilles Lavigne :
http://tessierlavigne.blogspot.com/2010/03/avril-lavigne-biographie-et-genealogie.html

Nous savons que le grand-père d'Avril Lavigne est né en 1934 à Saint-Jérôme. Le premier mariage de Maurice Yves Lavigne n’a pas été localisé au Canada, pas plus que son premier divorce, prononcé en 1975. Ses deux mariages subséquents et son deuxième divorce ont été prononcés au Québec. Maurice Yves Lavigne s’est installé à Saint-Eustache en 1975, soit 10 ans avant la naissance de sa petite-fille. La date de naissance déclarée lors des deux mariages correspond à celle du fils d’Osias Lavigne, et ce dernier est témoin aux deux mariages de son fils célébrés au Québec. La consultation de l’Annuaire des Citoyens du Québec 2003 (la liste électorale) confirme que Maurice Lavigne et son épouse prénommée Denise (grand-mère par alliance) habitaient Saint-Eustache. La date de naissance déclarée par Maurice Yves Lavigne est la même sur cette liste que celle déclarée lors de ses mariages, ce qui prouve que nous avons identifié le bon probant.



Maurice Yves Lavigne est décédé le 13 mai 2003 à Saint-Eustache. Selon son avis de décès (paru dans le Journal de Montréal), il laisse dans le deuil ses enfants, dont son fils Jean-Claude et son épouse Judy. Ce sont bien les prénoms connus des parents de la chanteuse.

Il y a les prénoms des enfants de Jean-Claude Lavigne et Judith Loshaw qui plaident en faveur de ma généalogie : Avril porte le prénom de sa grand-mère maternelle (Ramona). Son grand frère Matthew porte celui de son grand-père paternel (John) et sa petite sœur s’appelle Michelle Anita. Or, la mère de Maurice Yves Lavigne s’appelle Anita Finger. Le prénom n’a donc pas été choisi au hasard.

La famille Finger, qui serait arrivée à St-Jérôme vers 1876, si on se fie à la déclaration de Charles Finger, l'arr-arrière-grand-père paternel de la chanteuse, faite au recensement de 1901 :
http://automatedgenealogy.com/census/DisplayHousehold.jsp?sdid=7032&household=5

Trappeur des Neiges prétend que Judith Loshaw, la mère d'Avril, est franco-ontarienne. Si cela était vrai, comment expliquer que ses enfants ne maîtrisent pas la langue de Molière ? Nous savons que les parents de Judith Roseanne Loshaw sont William « John » Loshaw et Ramona Rose Bartman. Les parents de John sont Samuel Loshaw et Martha Donaldson. Selon son certificat de mariage, elle est née en 1894 à Glasgow (Écosse). Quand à Samuel Loshaw, né le 23 septembre 1888 à Bedford (co. Addington), ses parents sont George Washington Loshaw et Lydia Jane Brewster.

Cependant, au recensement de 1901, George Washington Loshaw déclare être d'origine française :
http://automatedgenealogy.com/census/DisplayHousehold.jsp?sdid=4564&household=49

Son père, Lucas Losha (ou Lusha), se déclare né en Ontario et être d'origine française et de religion méthodiste aux recensements de 1861, 1871 et 1881 (Bedford, co. Addington), alors que son épouse Olive Steel est d'origine irlandaise. Le couple fait la même déclaration au recensement de 1901 :

http://automatedgenealogy.com/census/DisplayHousehold.jsp?sdid=1230&household=29


Sur son certificat de décès, on déclare que son père, Michel Lusha, serait né « sur l'océan, venant de France » (on ocean coming from France).

Le regretté généalogiste René Jetté disait que « l’important n’est pas de trouver, mais bien de prouver ». Il ne reste qu'à explorer les données sur la famille Loshaw afin de clarifier son origine.

mercredi 3 février 2010

Sur la photo du blog

La corniche de mon blog est ornée d'une photo assez spectaculaire. Il s'agit de l'épicerie tenue par François-Xavier Ritchot et sa seconde épouse Philomène Vézina.

L'édifice qui abritait cette épicerie existe toujours. Il est situé dans le quartier montréalais de Saint-Henri, au 3768 de la rue Notre-Dame Ouest, à l'angle de la rue Saint-Ferdinand. Chose extraordinaire, le rez-de-chaussée est toujours occupé par un commerce.

François-Xavier Ritchot, fils de Jean-Baptiste Ritchot et Marie-Louise Rivest, est né à St-Roch-de-L'Achigan 19 janvier 1829. Il épouse Denyse (dite Dulisse) Dubeau (fille d'Alexandre Dubeau et de Marie Tétrot dit Ducharme) vers 1850 à New York. Sa première épouse meurt le 10 juin 1890. Douze enfants sont issus de cette union, dont six atteindront l'âge adulte. Les fils travailleront dans le transport ferroviaire, ou comme courtier ou entrepreneur.

Il se remarie avec Philomène Vézina, veuve d'Éleuthére Mathieu, le 18 avril 1894 à l'église Très-St-Nom-de-Jésus de Maisonneuve. Le couple n'aura pas de postérité. Les enfants qu'on aperçoit sur le balcon du premier étage sont probablement issus de la première union de Philomène Vézina.

Cette branche de la famille Ritchot est associé au domaine du transport, particulièrement le chemin de fer. Tous les frères ont été employés de la Compagnie du Grand Tronc (Grand Trunk Railway) et une soeur a épousé un charpentier spécialisé dans la construction de rails de chemin de fer et de ponts.

François-Xavier Ritchot a d'abord oeuvré comme carrossier. Il semble que son commerce ait été assez florissant, puisqu'on trouve des annonces dans le Lovell's Directory dès les années 1860. Cependant, des revers de fortune le force à se réorienter et il ouvre son épicerie vers 1900. (source : Claude Auger, chercheur des familles Cogger et Ritchot)

François-Xavier Ritchot décède à Saint-Henri le 23 janvier 1923. Son avis de décès a été publié dans La Presse.


La photo de l'épicerie F-X Ritchot fait partie de la collection de la Société historique de Saint-Henri.
http://www.saint-henri.com/

samedi 23 janvier 2010

Mon patronyme : Ritchot (évidemment …)

Pour ma première participation au patronyme du samedi (Surname Saturday*), j’ai choisi de vous parler de mon patronyme.

Une précision s'impose : la prononciation ! On dit Ri-T-chot. On prononce le T central AVANT le ch. En règle générale, on prononce aussi le T final, mais ce n’est pas une obligation absolue.

On me demande souvent si mon patronyme est italien. À cette question, je réponds que notre nom est québécois pure laine, car il a été inventé en Nouvelle-France. Pour les personnes qui se demandent encore comment ce nom est apparu, rappelons qu'il s'agit d'une transposition phonétique du prénom de père de notre ancêtre (Richard Nason). Quand le jeune captif anglo-américain Jacques Nason a été baptisé par le missionnaire jésuite, ce dernier a écrit ritchot :

Registre de St-François-du-Lac (comté Yamaska)
Bapteme de
ritchot
9 ans

Lan 1691, le 6 de janvier, je soussigné louis andré, de la
compagnie de Jésus faisant les fonctions curiales pour les francs
et les sauvages ay baptisé avec les ceremonies de leglise dans la
chapelle du sieur Crevier seigneur du lieu Jacques ritchot fils de
ritchot [naxonx] et de Suzanne calquet. Le parrain a esté Jean-Baptiste
René Crevier dit Menoche et la marraine a esté
Marguerite Crevier qui ne savent pas signer
Louis André dela compagnie de Jesus


Le patronyme a subi plusieurs transformations dans les registres anciens, mais l'orthographe s'est stabilisée assez rapidement. La plus commune est Ritchot, suivie de Ritchotte. On peut assez facilement déterminée de quelle branche familiale est issue la personne portant le patronyme. Il y a la branche aînée (Ritchotte) et la branche cadette (Ritchot).

Bien qu'il reste des Ritchot dans leur terroir d'origine de L'Assomption et les environs, il n'en est pas de même pour St-François-du-Lac, Yamaska et les villages voisins de Saint-Guillaume, Saint-David et Saint-Eugène-de-Grantham, où vécurent pourtant plusieurs générations de Ritchotte. Aujourd'hui, le seul endroit où vous trouvez ce patromyme est… le cimetière paroissial.

Les Ritchot, descendants du benjamin de l'ancêtre, Pierre-Louis (marié en 1742 avec Marie-Claire Lefebvre), se retrouvent en grande majorité dans la grande région montréalaise, mais aussi en Abitibi et à Québec. Une autre branche a immigré vers le Maine dans les années 1870 et on en retrouve des rameaux dans d'autres états américains. Enfin, un autre rameau familial, originaire de L'Assomption et L'Épiphanie (dans Lanaudière) se retrouve dans l'Ouest canadien.

Les Ritchotte descendent de François-Joseph (marié en 1737 avec Marie-Anne Giroux). Ils se retrouvent un peu partout en Amérique, le plus gros contingent, parti du comté d'Yamaka, berceau de la famille, s'est implanté en Nouvelle-Angleterre à partir du milieu du XIXème siècle. On retrace des branches Québec dans la Gatineau et les villes industrielles comme Drummondville, Sorel et Saint-Jean-sur-Richelieu, et bien sûr Montréal.

Un rameau assez important est celui des descendants de Joseph-Michel, qui a quitté son village de St-Michel d'Yamaska comme voyageur en 1799. On les retrouve encore aujourd'hui dans l'Ouest canadien et américain. On trouve aussi des Richotte, issu du même ancêtre, surtout dans les deux Dakota et dans la région de Seattle WA. Cependant, d’autres descendants de François-Joseph, implantés en Nouvelle-Angleterre et au Michigan, ont aussi adopté l'orthographe Richotte.

Il y a aussi quelques branches qui ont échangé le patronyme Ritchot pour Richards et Richard, entre autres les fils de Pierre Ritchotte et Dorothée Cartier, Godefroy et Pierre, qui se sont enrôlés du côté des Nordistes dans la Guerre de guerre de Sécession américaine (1861-1865), ont essaimé de Erving MA et les descendants d'Antoine Ritchotte dit Melin, qu’on retrouve dans la région de Sherbrooke au Québec.

Bien sûr, toutes ces branches, je ne les ai pas trouvées toute seule. J'ai contacté des descendants et plusieurs descendants m’ont contacté pour relier les rameaux familiaux de l'arbre généalogique. Par ce message, j’espère en réunir encore plus.

(*Surname Saturday : Geneabloggers invite les blogueurs à créer un message sur un patronyme en particulier, son origine, sa distribution géographique et la place qu’il occupe dans leurs recherches généalogiques.)

lundi 30 novembre 2009

Gilles Carle, le métis


Dans une interview à la journaliste du quotidien La Presse Marie-Christine Blais, la conjointe Gilles Carle, Chloé Sainte-Marie affirmait que le défunt cinéaste était un « métis montagnais » :

« Tu sais, on enregistre dans le studio qu'on a à la maison parce que je veux que Gilles (Carle) soit là, qu'il nous entende, parce que tout vient de lui, pour moi. Tu vois la pochette? C'est un dessin de Gilles, il m'a représentée avec une pomme verte qui me clôt la bouche. Eh bien, je viens d'apprendre que la pomme (rouge) est le symbole de la nation métis. Or, Gilles est un métis montagnais - d'ailleurs, il paraît qu'il a un sosie à Malioténam, un Innu qui lui ressemble tout à fait! »
[La Presse, 18 septembre 2009]

Je suis souvent septique face à des affirmations de ce genre. Et je veux en avoir le coeur net.

En remontant les lignées collatérales du cinéaste, on trouve en effet non pas une, mais bien deux lignées le liant aux Premières Nations : celle de la métisse Elizabeth McPherson, fille du commis de la HBC (Compagnie de la Baie d'Hudson) Andrew McPherson et sa compagne Marie Binisi Okipikokive Ikwesens et la Huronne Marie Manitouabéouich, fille de Roch Manitouabéouich et Outchibahanouk Banoukouéou.

Ces lignées se déclinent comme suit :

lignée MANITOUABÉOUICH :

I Gilles CARLE
II Yvonne CLÉMENT m. Georges CARLE
III Joseph CLÉMENT m. Elisabeth PAQUETTE
IV Émérence SÉVIGNY m. Thomas CLÉMENT
V Marie BIBEAU m. Pierre SÉVIGNY
VI Antoine BILLOT dit BIBEAU m. Véronique DOUCET
VII Jeanne PRÉVOST m. Antoine BILLOT
VIII Jean-Baptiste PRÉVOST m. Marie-Anne GIROUX
IX Marie MANITOUABÉOUICH m. Martin PRÉVOST
XI Roch MANITOUABÉOUICH et Outchibahanouk
BANOUKOUEOU

Lignée McPHERSON / IKWESENS :

I Gilles CARLE
II Yvonne CLÉMENT m. Georges CARLE
III Joseph CLÉMENT m. Elisabeth PAQUETTE
IV Marguerite NAULT m. Jean-Baptiste PAQUETTE
V Elisabeth McPHERSON m. François NAULT
VI Marie-Binisi-Okipikokive IKWESENS m. Andrew McPHERSON

samedi 14 novembre 2009

Avril Lavigne : descendante d'Urbain Tessier dit Lavigne

La preuve par présomption est la plus difficile à établir. Depuis deux ans, je tentais de résoudre l'énigme de l'ascendance d'Avril Lavigne. C'est chose faite !

Comme plusieurs chercheurs, je soupçonnais qu'elle soit de la lignée d'Urbain Tessier dit Lavigne.

Comment suis-je parvenue à résoudre cette énigme ? Des heures passées sur Google m'ont permis de glaner des informations pertinentes sur la famille maternelle de la chanteuse, mais rien sur le côté paternel. Jusqu'à ce que je tombe sur un article d'Isabelle Massé dans La Presse (6 août 2004) qui révélait le prénom de la grand-mère de la chanteuse. Cependant, j'ai découvert qu'il s'agissait plutôt de la troisième épouse de l'aïeul d'Avril Lavigne.

Une recherche dans l'index des mariages de la Province de Québec a révélé que le grand-père d'Avril s'était marié deux fois au Québec après son divorce avec sa première épouse. Une autre recherche dans l'Annuaire des citoyens 2003 a révélé l'adresse de résidence du couple Lavigne à Saint-Eustache, au Québec. Enfin, l'avis de décès de Maurice Lavigne (paru dans Le Journal de Montréal) a confirmé qu'il était le père de Jean-Claude, donc le grand-père d'Avril Lavigne.

Avril Lavigne est donc bel et bien d'origine québécoise !

LIGNÉE ANCESTRALE :

LAVIGNE, Jean-Claude
LOSHAW, Judith Roseanne
m. 01.02.1975, Belleville (Ontario)


LAVIGNE, Maurice Yves
DZIERZBICKI, Lucie
m. 1953 Grostenquin (Moselle), France

LAVIGNE, Osias
FINGER, Anita
m. 08.10.1927 St-Jérôme 

LAVIGNE, Joseph
TREMBLAY, Victoria
m. 09.04.1894, Papineauville (Ste-Angélique)

TESSIER dit LAVIGNE, Urgel
LÉGARÉ, Marie-Anne-Desanges
m. 29.04.1870, Papineauville (Ste-Angélique)

TESSIER dit LAVIGNE, Charles
LANGLOIS dit LACHAPELLE, Marguerite
m. 28.10.1817 L'Assomption (St-Pierre-du-Portage) 

TESSIER dit LAVIGNE, Jean-Baptiste
JANSON, Marie-Anne
m. 14.07.1793, Lavaltrie (St-Antoine) 

TESSIER dit LAVIGNE, Jean-Baptiste
LEBEAU, Marie-Louise
m. 18.09.1769, Longue-Pointe (St-François-d'Assise) 

TESSIER dit LAVIGNE, Jacques
MONET, Marie-Louise
m. 22.04.1740, Longueuil (St-Antoine-de-Pades)

TESSIER dit LAVIGNE, Jean-Baptiste
RENAUD, Elisabeth
m. 11.04.1698, Montréal (Notre-Dame)




TESSIER dit LAVIGNE, Urbain
ARCHAMBAULT, Marie
m. 28.09.1648, Montréal (Notre-Dame)


Retracé par : Dominique Ritchot Date : février 2010
Tél : (514) 267-4790   ritchotd@hotmail



Avril Ramona LAVIGNE, petite-fille à la 11ème génération d'Urbain TESSIER dit LAVIGNE.

Je termine cet article en remerciant toutes les personnes qui m'ont permis de mener ma recherche à terme : Serge Comeau (qui a déniché l'avis de décès ; mes excuses pour avoir nié pendant longtemps le décès de l'aïeul !), Michael Marcotte (pour ses observations) et Gilles Lavigne, généalogiste des descendants d'Urbain Tessier dit Lavigne.

mercredi 17 juin 2009

Reportage très intéressant

Acadie: l’ADN à la rescousse de la généalogie

Les Acadiens qui tentent de découvrir qui étaient leurs ancêtres se heurtent souvent à un mur: plusieurs registres paroissiaux ont été détruits ou perdus lors de la Déportation de 1755.

Voilà que la science leur prête main-forte.

Des Acadiens utilisent des tests d'ADN pour combler les vides dans leur histoire familiale. Dans certains cas, ils peuvent même corriger leur arbre généalogique, constatent Michel Nogue et Marc Savoie.



http://www.radio-canada.ca/emissions/telejournal/2008-2009/Reportage.asp?idDoc=82587

jeudi 26 mars 2009

Mon passage à l'émission C'est ça la Vie ! (SRC) 11 mars 2009

L'histoire des soldats allemands envoyés au Canada et aux États-Unis (1776-1783)

Si vous vous appelez Lessard, Quintal ou Lamontagne, vous serez surpris d'apprendre que certains de vos ancêtres sont peut-être allemands. Et pas n'importe les quels ... des soldats allemands venus ici au moment de la guerre d'indépendance américaine. Pour faire la lumière sur toute cette intrigante histoire, nous recevons une passionnée de généalogie, Dominique Ritchot.

http://www.radio-canada.ca/emissions/c_est_ca_la_vie/2008-2009/Entrevue.asp?idDoc=76171

mercredi 4 juillet 2007

Descendants of Jacques NASON dit RITCHOT in New France

Contrary to what Marcel Fournier suggests in his book De la Nouvelle-Angleterre à la Nouvelle-France (about anglo-american captives) Richard Nason (Neilson) did not fade into the indian community. He is the same captive who became Jacques Ritchot, married to Elisabeth Dubois dit Brisebois in 1703 at St-Francois-du-Lac. He obtained his French citizenship in May 1710, along with many other captives, and settled into his society of adoption. He was among the founders of the parish of St-Michel d'Yamaska, where he was buried on April 8, 1729.
Elisabeth Dubois survived her husband 14 years, as she died and was buried January 17, 1742 in St-Michel d'Yamaska. On her mother's side, Elisabeth Dubois descends from Anne-Julienne Dumont, born in Notre-Dame du Maixe (ar. Lunéville, Meurthe-et-Moselle), in the old french province of Lorraine. Which is partily correct with the oral tradition that sets our ancestry is in the East part of France.

Jacques Ritchot and Elisabeth Dubois had12 children :

1.
Jacques born c. 1704 St-Francois-du-Lac (his baptism record was distroyed along with the early register in the Rogers' Rangers attack of 1759), bur. 11-07-1780 St-Michel d'Yamaska, never married
2.
Angélique aka Madeleine born c. 1705 St-Francois-du-Lac, m 1723 : Michel Pinard
3.
Jean-Baptiste bpt. 30-09-1708 St-Francois-du-Lac, bur. 14-08-1710 id
4.
Marie-Claude bpt. 18-03-1711 St-Francois-du-Lac, bur. bet. 17-07 and 18-09-1712 id
5.
Joseph-François bpt. 05-06-1713 St-Francois-du-Lac, m 1737 : Marie-Anne Giroux
6.
Pierre-Louis bpt. 15-03-1715 St-François-du-Lac, m 1742 : Marie-Claire Lefebvre
7.
Michel-Jean-Baptiste bpt. 10-01-1717 St-François-du-Lac, m 1750 : Marie-Anne Brouillard
8.
Dorothée bpt. 05-07-1719 St-Francois-du-Lac, bur. 13-07-1770 St-Michel d'Yamaska, never married
9.
Marie-Joachim bpt. 26-12-1721 St-Francois-du-Lac, bur. 18-03-1730 St-Michel d'Yamaska
10.
Marguerite bpt. 24-06-1723 St-François-du-Lac, m 1749 : Antoine Bibeau
11.
Charlotte-Josèphe bpt. 10-08-1724 St-François-du-Lac, bur. 17-02-1781 St-Michel d'Yamaska, never married
12.
Geneviève bpt. 16-08-1727 St-Michel d'Yamaska, m 1758 : Joseph Carry


The name Ritchot survived through this day by the marriages of two of Jacques' five sons (Jean-Baptiste-Michel had a posthumus son who died in infancy). The descendants of Joseph-Francois were mainly found in the county of Yamaska, and many of them migrated in New England in the mid-1850' where many branches of the family can still be found. Other branches are now living in the industrial towns of the Monteregie and Eastern Township areas of Quebec. Another branch is in the Outaouais area.

A great-grandson of Jacques, Joseph-Michel, son of Michel Ritchot and Marguerite Crevier, hired as a voyageur in 1799, settled in St-Vital (now part of Winnipeg), Manitoba with his Metis country wife Josephte, the daughter of Antoine Mailloux or Mailhot and a Sarcee indian, whom he married in Fort des Prairies (now Edmonton ALTA) c. 1812, and left descendants who can still be traded to this day in many Western provinces of Canada and in the american Mid-West. His son, Jean-Baptiste (aka Janvier), married to Marie-Anne Chatelain, a Metis, was a member of the Provisional governement of Louis Riel. Oral tradition says he was the Metis who blocked the first Ontarian surveyors, an incident which launched the 1870 Manitoba Metis Rebellion.

Pierre-Louis Ritchot, Jacques' youngest son, and my direct ancestor, married to Marie-Claire Lefebvre, founded his family in Montreal while prusuing his career as a voyageur. He settled in L'Assomption, a parish situated east of Montreal, where he became a prosperous merchant. His descendants can be traced mainly in the Montreal area and in Quebec City, but also in Abitibi-Témiscamingue. A branch of the family migrated in Manitoba in the mid-1880s and 1915. The descencants of Pierre-Louis were mostly in the trade and shop businesses. A notary, Pierre Ritchot, was a close friend of Thomas Chevalier de Lorimier, the famous Quebec Patriot of the 1837 Lower Canada Rebellion. Another of Pierre-Louis notorious descentant is Joseph-Noel Ritchot, a close associate of the Manitoba Metis leader Louis Riel, who became chief negociator with the canadian governement to create the province of Manitoba. He is credited for giving the province its name.


As we can see, many members of the Ritchot family made their mark in the history of Quebec and Canada.

[the end]